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le focus sur... la biodiversité

 

La biodiversité menacée par l’homme
 La biodiversité ou “la vie, dans ce qu’elle a de divers” comme la décrit l’écologue français Robert Barbault souffre plus que jamais des conséquences de l’expansion humaine sur l’espace terrestre. En effet, les externalités du développement de l’activité humaine (la pollution de l’air et des eaux, la déforestation massive, la surexploitation des sols ou encore le dérèglement climatique) entravent les processus de régénérescence des espèces terrestres. Moins il y a de types d'espèces dans un espace donné, moins la biodiversité est riche. 
 
schéma biodiversité

Les risques d’un monde sans biodiversité

 

La préservation des chaînes alimentaires par la biodiversité
La biodiversité dépend grandement des interactions entre les espèces. En effet, la sur ou la sous-représentation d’une espèce a le pouvoir de menacer la biodiversité de tout un écosystème.  L’appauvrissement ou la prédominance des espèces, mêmes les plus discrètes (champignons et microorganismes), peuvent fortement déstabiliser les chaînes alimentaires. Elles constituent alors un véritable danger pour la survie de tous leurs membres.
 
Les services écosystémiques de la biodiversité
La biodiversité offre de nombreux services à l’humanité. Les bénéfices que constituent la biodiversité pour la vie humaine, sont appelés des services “écosystémiques”. Il en existe plusieurs types :  
  • les services d’approvisionnement : la biodiversité met à disposition de la nourriture, des combustibles, des matériaux et des plantes médicinales ;
  • les services de régulation : la biodiversité permet le maintien de climats et le développement de la flore par la pollinisation ;
  • les services socio-culturels : la biodiversité est une source de bien-être, d’inspiration et de récréation ; 
  • les services de support : la biodiversité permet le cycle de l’eau, le cycle du carbone et la formation des sols.
 
Carte points chauds

Les besoins d’une biodiversité restaurée

 
Une attention à la biodiversité de l’écosystème, des espèces, et des gènes.
Les initiatives en faveur de la biodiversité sont souvent hâtives. C’est-à-dire qu’elles font trop souvent l’économie d’une réflexion profonde sur l’impact qu’elles auront sur les paliers de la biodiversité. Il s’agit ici des conséquences pour l’écosystème (les besoins de la chaîne alimentaire), les espèces (la présence de membres d’espèces différentes en mesure de se reproduire) et la génétique (la variété génétique nécessaire à la survie d’une même espèce ou d’espèces différentes).
 
Une action internationale coordonnée
Pour éviter que les efforts de préservation ne continuent d’être amoindris par des variables économiques, géo-politiques, culturelles et contextuelles, l’ONG Conservation Internationale s’est engagée à faire le répertoire des priorités de la biodiversité mondiale. Elle a ainsi défini 35 zones ou “points chauds de la biodiversité” nécessitant une action urgente. Ce projet vient compléter la coordination internationale des programmes de conservation de la biodiversité encadrés, non sans difficultés, par la CDB (Commission pour la Diversité Biologique) depuis 1992.

 

Focus sur la biodiversité
Une gestion des variations climatiques
Le réchauffement climatique est particulièrement dommageable à la biodiversité. Ses effets secondaires, tels que la montée des eaux, la multiplication des évènements météorologiques, et la prolifération d’insectes vecteurs de maladies menaceraient l’existence de 50% des espèces terrestres. Un premier projet visant à plafonner le réchauffement climatique a été conçu lors des accords de Paris de 2015. Ce dernier a défini des mesures mondiales qui permettraient de maintenir le réchauffement à un niveau inférieur à 2°C. Pour l’Union Europe, il s’agit de diminuer les émissions carbone d’ici 2030 d’au moins 40% par rapport à 1990 (cf. Focus sur l’empreinte carbone, Newsletter re-enchant #1).
 
Une communication juste et impactante
Bien que le rayonnement des acteurs privés - tels que les marques - contribue favorablement aux efforts de sensibilisation, les messages qu’ils véhiculent peuvent aussi en diminuer l’impact. Les organismes privés font souvent l’erreur de confondre les espèces sur lesquelles ils communiquent, celles qui trouvent une résonance auprès du grand public, et les besoins réels des écosystèmes sur lesquels ils interviennent. Les initiatives privées négligent fréquemment le sort des micro-organismes, des champignons et des insectes.
Retrouvez la rubrique « Focus sur... l'Empreinte Carbone » de la Newsletter précédente par ici !  
 
 

 

 

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